Marée haute

Projet personnel et fondateur.

Cette maison de bord de mer normand a été le premier vrai laboratoire d’Atelier Lumia, de la conception à la réalisation : direction artistique, plans techniques et électriques, choix des matériaux et du mobilier, suivi de chantier.

Au départ, une maison des années 1940 pleine de caractère mais endormie : 50 m² sombres, non isolés, dont tout un étage laissé à l’abandon. L’enjeu n’était pas de la transformer en maison neuve, mais de la réveiller — gagner en confort, en lumière et en surface, sans lui faire perdre son âme.

Ce dialogue entre l’ancien et le moderne est devenu le fil rouge du projet. Les poutres d’origine ont été laissées apparentes dans plusieurs pièces et recréées dans d’autres, jusque dans les salles d’eau, garantes de l’authenticité du lieu. À leurs côtés, des gestes résolument contemporains : un escalier gris anthracite, une robinetterie noire dans la cuisine et les salles d’eau, un carrelage graphique noir et blanc qui affirme une identité forte. La palette, elle, reste naturelle, déclinée d’un étage à l’autre. Au rez-de-chaussée, la pièce de vie joue le blanc réchauffé de sous-tons orangés, qui écartent toute froideur ; le terracotta s’y prolonge jusque dans la petite salle d’eau attenante, rehaussé d’un terrazzo marqué et d’un sol crème façon sable. À l’étage, place au vert : une chambre douce, et sa salle d’eau habillée d’une faïence imitation zellige et d’un sol noir et blanc graphique.

Deux contraintes ont guidé chaque décision : l’espace et le budget.

Côté budget d’abord: une enveloppe globale pour tout reprendre, du gros œuvre au mobilier, qui imposait d’arbitrer en permanence : investir sur l’essentiel et le durable (l’isolation, le confort de couchage…), et économiser ailleurs, notamment en réalisant nous-mêmes une partie des travaux.

Côté espace ensuite : chaque mètre carré devait compter. Au rez-de-chaussée, une salle d’eau avec WC pensée pour les retours de plage. À l’étage, la suppression d’une cloison et la création d’une salle d’eau complète et d’un coin dressing. Et surtout, la reconquête du 2ᵉ étage : ces combles perdus, désormais isolés et desservis par un nouvel escalier, deviennent une vraie chambre, pensée pour évoluer : un couchage principal, complété d’un lit banquette, avec la possibilité d’ajouter des couchages selon les besoins — la famille en vacances, les locataires de passage. Un petit bureau y trouve aussi sa place, pour le télétravail ou les dessins des enfants. Tout y a été laissé en blanc lumineux, agrémenté de cadres et d’un linge de lit colorés, et réchauffé par un parquet couleur miel : de l’espace gagné, et de la lumière partout où il en manquait.

Une maison pensée pour deux vies : les vacances en famille au bord de l’eau, et la location saisonnière. Les gros travaux sont aujourd’hui terminés ; pour la décoration et le mobilier, c’est toujours en cours !

galerie

avant / après

Séjour AvantSalon avec poutre apparentes, cuisine ouverte, coin repas, et coin salon